| Un
Ministre important veut renverser un chef de l’État vieillissant.
Il
prépare un complot plein de rumeurs, de trahisons et de fausses
informations.
Il
ne s’agit pas de l’actualité française mais
de LA
MORT D’AGRIPPINE
En résumé
Un beau jour, à l’école est
venue Agrippine,
La femme de Germanicus qui nous entraîne
Vers le théâtre, les cris de Paris, l’escrime.
Cyrano raconte son époque troublée
En se cachant derrière Agrippine et Tibère.
Cyrano veut attirer tous les spectateurs
En parlant de la mort tragique d’Agrippine
Agrippine est la veuve de Germanicus
Il s’est battu contre les Germains près du Rhin.
Ce demi-dieu est mort à cause de Pison.
Bientôt, elle vengera son très, très beau
mari.
Poisons et complots seront bien au rendez-vous !
Les CM de Pasteur 2 (Sannois)
Acte 1 : un complot peut
en cacher un autre
Après avoir évoqué le souvenir de son mari assassiné,
Agrippine veut se venger en tuant les responsables : l’Empereur
Tibère et son premier Ministre Séjanus. Pour parvenir
à ses fins, elle promet la couronne à ce dernier s’il
renverse Tibère. Mais Séjanus est lié par ailleurs
à Livilla, la belle-fille de Tibère.
Acte 2 : la manœuvre
de Tibère
Averti du complot, Tibère arrive précipitamment à
Rome. Pour préserver son trône, il promet la couronne à
Caligula, le fils d’Agrippine. Celle-ci déjouant la manœuvre,
refuse la proposition de Tibère. Séjanus ne comprend pas.
Ses conseillers et Livilla se méfient de la sincérité
d’Agrippine.
Acte 3 : la journée
des Dupes
Agrippine encourage la révolte. Tibère lui demande de
s’expliquer. Elle évoque des songes et des rumeurs qui
accusent Séjanus. Séjanus entrant, il se croit dénoncé,
et s’accuse. Agrippine rappelle qu’il ne s’agit que
de rumeurs et détourne les soupçons de Tibère.
Les deux comploteurs prévoient une nouvelle stratégie,
quand entre Livilla. Les deux femmes s’opposent violemment. Livilla,
jalouse, souhaite la mort d’Agrippine.
Acte 4 : la victoire de
Tibère
Avec la complicité apparente de Séjanus, Tibère
a repris le contrôle de Rome. Il accuse Agrippine du complot et
prend Caligula en otage. Agrippine est au désespoir. Séjanus
lui témoigne son amour et la pousse à la guerre civile.
Livilla se sent trahie . Il lui dit que c’est elle seule qu’il
aime. Livilla semble un temps convaincue mais elle finit par souhaiter
la mort de tous.
Acte 5 : les châtiments
Face à Tibère, Livilla dénonce les coupables du
complot : Séjanus et elle-même. Ils sont condamnés
à mort. Face à Livilla, Séjanus fait éclater
sa haine. Elle lui répond qu’elle l’accompagnera
dans la mort. Agrippine vient pour savourer sa vengeance. Mais, par
son stoïcisme, Séjanus lui échappe. Elle avoue alors,
devant l’Empereur, sa haine pour Tibère. Il la condamne
à l’exil pendant qu’il emmène Caligula en
otage, à Capri.
ÉLÉMENTS DE LA CHRONOLOGIE ROMAINE (Après
Jésus-Christ)
5 Mariage de Germanicus et Agrippine I
14 Début du règne de Tibère, empereur romain
(fin en 37).
Séjan devient préfet du prétoire
18 Mort de Germanicus, mari d’Agrippine
23 Drusus, fils de l'empereur Tibère et mari de Livilla, meurt
empoisonné.
30 Le 18 octobre, Tibère accuse de complot Séjan. Il
périt étranglé.
33 Désespérée par l'exécution de ses fils,
Agrippine se laisse mourir de faim dans l'île où Tibère
l'a reléguée.
37 Mort de Tibère. Caligula, fils d’Agrippine, devient
Empereur.
|
Avis de spectateurs, de participants et d'universitaires
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Avis
de spectateurs
Après
avoir lu et entendu sa tragédie "la mort d'Agrippine"
à Sannois (18/12/05), l'auteur m'a paru tellement moderne (agnostique,
cynique, irrespectueux), si tant est que le personnage de Séjanus
parle en son nom ! Sinon , pourquoi décrire un monde si triste
et amoral ? (M. Legrand de Sannois)
Avis
de participants
Les
enfants ne sont pas prêts d'oublier cette semaine, ils sont partis
dimanche soir fatigués, mais avec beaucoup de regrets de ne pas
continuer l'aventure. (École
Pasteur 2)
Les
parents sont ébahis et ravis que leurs enfants aient pu participer
à un spectacle d'une telle qualité ! Pour ma part, je
suis super fière de mes élèves, ils ont tenu la
distance et m'étonneront toujours ! C'est génial de voir
des gamins s'investir autant ,sans qu'il y ait d'autre intéret
que le plaisir de vivre un moment fort . (École Belle étoile)
Je
voulaisvous remercier pour les enfants qui étaient d'une part
très contents mais aussi très fiers. C'était un
spectacle magnifique et je crois que enfants et adultes ont été
impressionnés. Un grand bravo à Julie qui joue merveilleusement
bien et un grand merci pour votre gentillesse et votre patience envers
nos enfants. (École Dunant)
Un
grand merci pour nous avoir fait découvrir ce texte que nous
avons apprécié à des degrés divers, mais
qui j'en suis sûr ne nous laissera pas identique à ce que
nous étions une heure avant la première répétition.
Merci de nous avoir permis de nous évader dans ce temps théâtral
en suivant ta troupe pour emmener avec nous les spectateurs. Ce voyage,
avec toi comme guide, nous a donné envie d'en entreprendre d'autres.
( Pascal
Gille, escrimeur)
Je
n'ai pas encore pris le temps de te remercier pour cette magnifique
aventure à Sannois, mais je tiens vraiment à te dire que
notre groupe d'escrime de Cormeilles a apprécié de travailler
avec toi. L'ambiance que tu es parvenu à créer entre tous
les groupes qui ne se connaissaient pas auparavant était un défi
dont tu as su vaillamment relever le gant. (Didier
Le Fournis, escrimeur)

Avis
d'universitaires
Sublime !
Cher Marc, J'avoue que j'avais un préjugé favorable pour
ta mise en scène, mais que là, j'ai été
soufflée. C'est un spectacle magnifique, qui rend complètement
lisible le texte de Cyrano, et, ce qui était plus difficile,
vraiment "sensible". D'ici-là félicite pour
moi les acteurs, tous, y compris les petits enfants, mais tout particulièrement
Julie qui porte le rôle d'une manière vraiment sublime.
Courage à tous pour les dernières représentations.
L'esprit de Cyrano vous inspire, c'est sûr.
Michèle
Rosellini, Professeur à l'ENS de Lyon
Cher
Marc,
tu as gagné un pari presque impossible. Ressusciter de manière
si éclatante cette vieille tragédie, et impliquer autour
d'elle tant d'associations, tant de sannoisiens, et jusqu'aux enfants,
c'est une sacré performance. Chapeau, l'artiste !
Alain Mothu, Paris IV Sorbonne 18 décembre 2005
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de page
Savinien Cyrano de Bergerac est mort à Sannois en 1655, il y
a 350 ans.
Il est mondialement célèbre grâce à la pièce
de Jean Rostand. Cette popularité s’est amplifiée,
ces dernières années, avec le film où il fût
incarné par Gérard Depardieu.
Jusqu’à aujourd’hui, l’héritage de Cyrano
allait à Bergerac. Notre objectif est de redonner à Sannois
sa légitimité.
La ville de Sannois se doit de célébrer cet événement.Le
Favier Théâtre est une compagnie théâtrale
spécialisée depuis de longues années dans le répertoire
du théâtre français du XVIIe siècle. Dans
nos productions nous avons l’habitude d’associer la population
locale, ce qui est une garantie de succès.
Après avoir étudié l’œuvre de Cyrano,
nous pensons qu’il est judicieux de présenter sa pièce
: « La Mort d’Agrippine », dans la salle Cyrano de
Sannois.
A partir d’un
texte singulier, nous proposons une création originale conjuguant
un spectacle de qualité et une démarche humaine –
cela relayé par un programme d’animations.
1. UN TEXTE
SINGULIER POUR UNE CREATION ORIGINALE
Censée se
dérouler sous l’Empire romain, « La Mort d’Agrippine
» évoque essentiellement la Fronde du milieu du XVIIe s.
Cyrano y développe ses thèmes et son style propres.
Pour cette pièce méconnue de Cyrano de Bergerac, nous
proposons une réalisation attractive servie par une équipe
de professionnels
Acteurs, costumière, éclairagiste, etc., nous sommes des
professionnels qui travaillons depuis de longues années ensemble,
habitués aux grandes créations.
11. Une
œuvre naissante …
Cyrano de Bergerac n’a écrit que 2 pièces de théâtre
:
« La Mort d’Agrippine », tragédie en alexandrins
qui fut composée aux alentours de 1647 et jouée à
la fin de 1653 à Paris.
et une comédie , « Le Pédant joué »
qui fût publiée l’année suivante, mais probablement
composée avant 1647.
En 1655, l’auteur mourait.
Nous sommes donc aux prémices d’une série qui s’annonçait
prometteuse si la mort n’avait fauché l’écrivain.
C’est l’intérêt fondamental de cette œuvre
et surtout de la première pièce.
« La Mort
d’Agrippine », est une tragédie dans la veine du
grand auteur de l’époque qu’est Corneille. Comme
ce dernier – et ensuite Molière et Racine – Cyrano
s’essaie à la tragédie et à la comédie.
Chacun, par la suite a trouvé sa voie.
Nous travaillerons « La Mort d’Agrippine » comme une
première œuvre avec ses défauts et sa générosité,
ses enthousiasmes et ses débordements. Bref, tout ce qui fait
le charme et l’attrait de la jeunesse.
Cette pièce recèle les mêmes ressorts dramatiques
d’honneur, d’amour et de morts que celles de Corneille.
Cyrano y développe aussi les thèmes qui lui sont propres.
Il relègue ainsi le grand maître de Rouen au statut de
poète officiel de Louis XIII et de Richelieu. Avant les insolences
de Molière et « Le monde tel qu’il est » de
Racine, avant la culture officielle selon le Roi-Soleil, Cyrano - par
« La Mort d’Agrippine » - fait entendre sa voix discordante
qui éclaire son siècle bien avant celui des Lumières.
12. …
à double entrée historique …
Hervé Bargy nous en parle en lecteur attentif :
« Dans la lignée de Scudéry, de Corneille et de
Tristan Lhermitte avec la « Mort de Sénèque »,
Cyrano s'appuie sur l'histoire romaine pour mieux parler de son époque,
celle de la Fronde. »
L’histoire
romaine
Elle s’appuie surtout sur les « Annales » de Tacite
et « La Vie des douze Césars » de Suétone
dont la véracité des anecdotes rapportées n’est
absolument pas avérée : ils ont noirci le tableau .
Nous sommes à peu près vers 30 après Jésus-Christ,
c’est-à-dire à l’époque de sa crucifixion.
A Rome règne l’Empereur Tibère – qui a succédé
à Octave, le premier Empereur.
Agrippine – que l’on qualifie de « l’Aînée
», pour la distinguer de sa fille « Agrippine la jeune »,
la célèbre mère de Néron et héroïne
d’une tragédie de Racine -, Agrippine l’Aînée
donc est une petite fille d'Auguste et la femme de Germanicus. Elle
est également la mère de Caligula – qui succédera
à Tibère - et elle est donc la grand-mère de Néron,
Agrippine fut longtemps populaire à Rome. On a soupçonné
Tibère d'avoir commandé le meurtre de Germanicus, alors
que Germanicus (qui ressemble beaucoup au héros de « Gladiator
») devait succéder à Tibère. Pison se serait
chargé de la sale besogne en l'empoisonnant...
Tibère s’est retiré dans son île de Capri
pour jouir de tous les plaisirs. Il a délégué ses
pouvoirs à Séjanus.
Séjanus est devenu l’amant de Livilla, belle-fille de Tibère.
Avec la complicité de Séjanus, Livilla a assassiné
son mari, fils de Tibère. Séjanus est aussi impliqué
dans le meurtre du mari d’Agrippine. Pour se venger, Agrippine
dresse Séjanus contre Tibère. Séjanus tente un
coup d’État pour renverser Tibère mais le complot
échoue et les comploteurs exécutés.
Hervé Bargy conclut :
« Voilà ce que le latiniste Cyrano avait pu en lire dans
les vieux écrits (les personnages de l'antiquité étaient
souvent utilisés au théâtre : ils étaient
connus du public et faisaient parties de la culture de ce temps). Quelle
belle trame ! Même si, comme Rostand le fera plus tard avec d'autres
personnages, il se permet quelques libertés historiques avec
Agrippine et son entourage...
« Notre perception des personnages évolue au cours de la
pièce. Séjanus, nous parait d'abord antipathique, puis
Cyrano nous amène progressivement à le comprendre. Tous
leurs rapports sont bâtis sur le mensonge. Le spectateur qui,
habituellement dans ce genre de situation est d'emblée dans la
confidence, découvre ici au fur et à mesure, les turpitudes
des uns et des autres. »
Bref, les lieux de pouvoir romains ressemblent fort à ceux de
son époque … Et de la nôtre.
Une atmosphère
de Fronde
Au moment de la création, cette peinture latine est surtout une
vision du monde politique contemporain. Un pouvoir contesté,
des comploteurs (et surtout des comploteuses), des projets d’assassinat
: autant d’allusions directes à l’époque de
la Fronde, celle d’Anne d’Autriche, de Mazarin et du jeune
Louis XIV.
Pour mettre en valeur cette problématique, c’est cette
image du milieu du XVIIe s. que nous voulons mettre sur scène.
Ce « Premier Dix-septième », celui de Louis XIII
et de Richelieu, avec ce rigorisme est déjà archaïque.
Nous ne sommes pas encore au « Grand Siècle », celui
des « Plaisirs de l’Ile enchantée », celui
de Versailles, encore moins celui de Françoise d’Aubigné.
Nous sommes au temps où tout frémit, où tout est
possible, où tout se joue : où tout peut se jouer. Nous
sommes dans ce temps bien éphémère de liberté.
Voilà le message principal de Cyrano.
13.…
pour un observateur pertinent et impertinent.
Nous avons ici affaire à un libertin (dans l’acceptation
dix-septièmiste) qui prend bien des égards avec la morale
de son siècle.
« Cette caution historique romaine lui donne un bon prétexte
pour glisser dans sa pièce des propos subversifs et philosophiques
tout à fait inhabituels au XVIIe siècle, dans ce genre
de production. »
D’autre part, dans « La Mort d’Agrippine »,
Cyrano semble se livrer à un exercice de style dans un genre
vis-à-vis duquel il maintient cependant une distance presque
ironique. Imbroglio de vengeances et sentiments pompeux, certes moins
crédibles que chez Racine par exemple.
J'aime cette écriture, imparfaite, un peu alambiquée mais
nerveuse. Cela change de Corneille ou Racine, qui sont autant de terrains
balisés par des siècles de mises en scène plus
ou moins orthodoxes. Voici l’occasion de rendre vie à une
œuvre sans être obligé de la prendre au premier degré.
C’est l’objectif que nous nous donnons. Et la conviction
que nous voulons transmettre.
2. UN SPECTACLE DE QUALITE ALLIE A UNE DEMARCHE HUMAINE
Le Favier Théâtre réunit des artistes professionnels
qui sont habitués à ce style de réalisation qui
intègre des participants locaux.
21. Les
membres de la Compagnie
Depuis une quinzaine d’années – 6 ou 7 pour d’autres
– nous sommes une équipe de professionnels qui avons l’habitude
de travailler ensemble sur des projets d’ampleur.
Vous trouverez en annexes les CV des acteurs et des autres intervenants
de la Troupe.
Vous trouverez également une revue de presse qui synthétise
nos actions et rendent compte du travail que nous faisons avec les acteurs
locaux.
Enfin, la meilleure preuve étant la preuve par l’image,
je vous invite à visionner les DVD de quelques uns de nos derniers
spectacles. Même il s’en dégage pas exactement l’ambiance
pendant une représentation, ils montrent clairement nos partis
pris de mise en scène, nos choix esthétiques et la richesse
d’interprétation de nos comédiens.
Ces documents témoignent aussi d’une mise en scène
et une scénographie propre à chaque projet.
22. Une
mise en scène dynamique et attractive
Notre mise en scène se veut divertissante, philosophique et instructive.
Nous voulons un vrai spectacle. Avec des personnages d’une réelle
épaisseur. Avec de l’action sur scène, des révélations,
des enjeux, des déchirures et des déchirements. Nous voulons
que, dans la salle, les spectateurs s’impliquent dans cette aventure.
Servis par un texte et une dramaturgie truculents, nous allons les surprendre,
les émouvoir, les toucher.
Je veux donner à « La Mort d’Agrippine », l’image
de la Fronde qui a déchiré le royaume de France en ce
milieu de XVIIe s. Ce sont les effets de capes des Mousquetaires, l’ombre
de Mazarin, la figure d’Anne d’Autriche que nous verrons.
Cet effet de spectacle sera amplifié par la participation d’acteurs
et d’associations locales.
23. La participation
des habitants et des associations locales
Nous voulons nous donner tous les moyens et toutes les actions pour
rencontrer le plus grand public.
Impliquer
Notre volonté est de partager, de transmettre notre plaisir du
spectacle et des pièces que nous réalisons. Nous ne croyons
à la culture « hors sol », sans tenir compte du «
récepteur », c’est-à-dire du public réel,
potentiel et du non-public.
Participer
A l’issue de réunions d’information et de sensibilisation,
des habitants, des associations pourront s’investir dans la réalisation,
au niveau qu’il souhaite : prendre un petit rôle, faire
partie de la figuration, aider à la confection des costumes,
à la logistique, etc.
Partager
Les représentations deviennent l’aboutissement de répétitions
et de coordination. Les acteurs participent à une production
mais surtout à une aventure artistique et humaine.
Pour nous, il ne s’agit pas simplement de produire un spectacle
et de le présenter. Nous ne voulons pas que ce spectacle soit
le seulement le nôtre. Nous voulons qu’il soit surtout le
vôtre.
3. DES ACTIONS POUR UNE AUDIENCE MAXIMALE
Nous proposons de constituer un axe de travail autour de « La
Mort d’Agrippine » Le spectacle sera un moment fort de «
L’année Cyrano », entouré de nombreuses autres
actions.
31. Un plan
media multi-directionnel
Nous assurons la création des affiches et des tracts. Aidés
par toutes les bonnes volontés, nous gérons la diffusion
sur la ville, les villes avoisinantes et Paris.
Par tous les réseaux possibles (universitaires, internet, amicaux)
nous diffusons l’information.
Mais, pour nous, La communication ne passe pas que par les affiches.
La meilleure promotion passe par la micro-communication. Celle qui se
fait de bouche à oreille et passe d’homme à homme.
Les habitants impliqués dans la création du spectacle
seront nos meilleurs relais de l’information.
32. Sensibiliser
par des animations
La communication ne passe pas simplement par l’information, nous
voulons provoquer l’événement pour y impliquer chacun.
Nous proposons des interventions auprès de différents
segments de la population :
Dans les écoles ;
Animations de marchés ;
Conférences ;
Défilés de mode XVIIe s. ;
Expositions de costumes ;
Etc.
33. Satisfaire
le plus large public
Avec une mise en scène efficace, une interprétation dynamique,
des costumes impressionnants, une distribution étoffée,
une communication multi-directionnelle, nous voulons attirer le plus
grand nombre et le satisfaire.
Cette « Fête
à Cyrano » sera celle du cœur et de l’esprit
pour le plus grand plaisir de tous.
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de page
La Fronde (1648–1652/1653) fut la dernière
guerre menée contre le roi de France par les Grands
du royaume.
LE CONTEXTE
AVANT LA FRONDE (1638 – 1648)
Le 5 septembre 1638 :Louis Dieudonné naît à Saint
Germain.
Le 14 mai 1643, Louis XIII meurt et Louis Dieudonné devient Louis
XIV, il n'a que 5 ans. Son règne commence sous la régence
de sa mère la Reine Anne d'Autriche qui a nommé comme
Premier Ministre, le Cardinal Mazarin.
La Fronde naquit tout d'abord d'un mécontentement général.
Celui-ci prenait sa source dans la crise économique et l'augmentation
de la pression fiscale, pour faire face aux dépenses de la guerre
de Trente Ans. Sa cause la plus directe doit pourtant être cherchée
dans les moyens utilisés par la monarchie pour lever l'impôt.
L'avènement de la régence avait fait espérer un
allègement des taxes, il n'en fut rien : le cardinal Mazarin
pensait que la France pouvait supporter la guerre, et ne desserra pas
l'étreinte. Le surintendant des finances, Particelli d'Émery,
élargit l'assiette de nombreux impôts. Ainsi, il força
Paris, qui en était exemptée, à payer la taille.
Il créa de nouveaux offices pendant que de son côté,
Mazarin se disposait à faire du chantage au renouvellement de
la paulette (droit annuel assurant l'hérédité des
offices).
Face au gouvernement royal, se dressait d'abord rien moins que la famille
royale. Gaston d'Orléans, éternel comploteur, ne cachait
pas son opposition à Mazarin, non plus que sa fille, la Grande
Mademoiselle. Le prince de Condé et sa sœur, la duchesse
de Longueville, lorgnaient le Conseil royal. Mgr de Gondi, futur cardinal
de Retz, coadjuteur de Paris, était ambitieux. Il voulait un
rôle politique et le chapeau de cardinal. Le Parlement de Paris
livrait une véritable guerre à la régence au sujet
de l'impôt. Il exerçait souvent son droit de remontrance,
espérant en vain infléchir la politique du royaume. Enfin,
Paris était une ville d'humeur rebelle, facile à enflammer,
vivant souvent de rentes et dominée par les corporations.
En 1648, le pays doit mener des guerres extérieures contre les
Habsbourg et cet effort nécessite d'accroître les impôts.
Un enregistrement forcé d'un Édit créant de nouvelles
charges occasionna chez les parlementaires de Paris, une révolte
contre l'autorité royale, c'est-à-dire Mazarin et la Régence.
LA FRONDE PARLEMENTAIRE (1648-1649)
Le 15 janvier 1648, Anne d'Autriche vint au Parlement tenir un lit de
justice. Il s'agissait de forcer l'enregistrement d'édits fiscaux.
Le lendemain, le Parlement annula le lit de justice.
Le 13 mai 1648, Devant les manœuvres de Mazarin pour les subjuguer,
le Parlement de Paris convie ses collègues provinciaux à
réformer ce qu'il estime être les abus de l'État.
A l'initiative du conseiller Pierre Broussel et de Paul de Gondi, coadjuteur
de l'archevêque de Paris, les Cours rendent « l'arrêt
d'union », qui propose de réunir les cours (la Cour des
Comptes, le Grand Conseil et la Cour des aides) en une seule assemblée,
qui se rassembla dans la chambre Saint-Louis du Palais de justice, afin
de mieux contrôler le pouvoir royal.
30 juin – 9 juillet 1648 : la Chambre Saint-Louis rédige
une charte en 27 articles, exigeant le renvoi des intendants, la soumission
obligatoire des levées d'impôts à l'approbation
des cours, ou encore des garanties de libertés individuelles.
Anne d’Autriche cède.
21 août 1648 : victoire de Condé sur les Espagnols à
Lens. Mazarin se sent en position de frapper un grand coup.
Le 26 août 1648, Anne d'Autriche fait arrêter Pierre Broussel
le chef des frondeurs, le conseiller au Parlement, auquel son intégrité
(fait rarissime) vaut une immense popularité.
Le 27 août 1648, Paris se soulève au cours d'une «journée
des Barricades». Le chancelier Séguier est poursuivi par
la foule, qui met le feu à l'hôtel de Luynes où
il s'était réfugié. Les milices bourgeoises patrouillèrent
près du Palais-Royal (alors appelé Palais-Cardinal, car
il appartenait au cardinal Mazarin).
La régente doit faire libérer Broussel. Début d’une
Fronde populaire.
Le 12 septembre, Anne d'Autriche déménage prudemment avec
la Cour, au château de Rueil.
Le 24 septembre, elle doit céder et accepter les articles de
la Chambre, ramenés à une quinzaine. Le roi rentra à
Paris.
24 octobre 1648 : la France gagne la guerre étrangère
et l’empereur se résout à signer les traités
de Westphalie. Mazarin et la régente ont désormais les
mains libres pour en finir avec les frondeurs.
Mazarin ne s'avoua pas vaincu et fit appel aux 4 000 mercenaires allemands
de l'armée de Condé. De son côté, Gondi se
démenait pour organiser la Fronde. Il proposa à Condé
d'en prendre la tête. Celui-ci refusa, répondant qu'il
« ne pouvait se résoudre à devenir le général
d'une armée de fous ». Gondi dut se contenter de Conti,
le frère cadet.
Dans la nuit du 5-6 janvier 1649, la famille royale s’enfuit pour
Saint-Germain-en-Laye. Le jeune Louis XIV dut passer la nuit dans le
château non préparé, sur des bottes de paille achetées
à prix d'or sur place.
L'armée royale commandée par le Grand Condé fait
le siège de Paris. Dans l'hiver glacial, il ravagea les campagnes
et fit jeter ses prisonniers nus dans la Seine. Paris affamé
était également inondé.
Janvier-mars : début d’une Fronde princière.
8 février : Condé défait les Frondeurs à
Charenton.
Les meneurs de la Fronde firent alors appel aux Espagnols. Le vicomte
de Turenne, mécontent du sort réservé à
sa maison, rejoignit la Fronde avec l'armée d'Allemagne. Pendant
ce temps, à Paris, les libellistes se déchaînaient.
Plus de 5 000 « mazarinades » furent ainsi rédigées,
moquant le goût du lucre de « l'abbé à vingt
chapitres » (c'est-à-dire de l'abbé faisant partie
de 20 chapitres, l'assemblée des moines d'une abbaye ; en réalité
il percevait les revenus de 20 abbayes, sans les administrer).
Les parlementaires, qui détiennent beaucoup de privilèges
grâce à la monarchie, n'ont pas vraiment envie d'une Révolution.
Le président du parlement, Mathieu Molé, lance à
ses collègues : «Vous faites le jeu des Princes, cette
Fronde n'est pas la vôtre». Les présidents Molé
et de Mesmes supplièrent Anne d'Autriche de négocier malgré
la haine que leur inspire l'Italien Mazarin.
Mazarin signa un accord avec eux. En même temps, il demanda à
Barthélémy Herwart de débaucher les officiers de
l'armée d'Allemagne. 1,5 million de livres enlevèrent
huit régiments à Turenne, qui s'exila.
Le 7 mars 1649, Turenne fut déclaré coupable de crime
de lèse-majesté. Gondi négocia dans l'urgence un
codicille assurant à lui et à ses amis des titres, places
et autres honneurs. Le président Molé rendit public le
codicille, excitant l'indignation dans Paris.
Le 11 mars 1649, à Rueil, Anne d'Autriche et Mazarin concluent
la paix avec le président du parlement de Paris, Mathieu Molé.
Le 1 avril 1649, paix de Saint-Germain. C’est la fin de la Fronde
parlementaire. Les magistrats renoncent à limiter en France le
pouvoir royal. Les Frondeurs sont généreusement amnistiés
(y compris à Turenne) tandis que Paul de Gondi reçoit
le chapeau de cardinal.
Le 18 août, le jeune Louis XIV revient à Paris. Il y fut
accueilli par la liesse populaire. La Fronde semblait n'avoir été
qu'un mauvais rêve.
30 septembre – 12 octobre : Première assemblée de
noblesse – dissoute par Anne d’Autriche.
LA FRONDE DES PRINCES
(1650-1652)
Le cardinal et la régente doivent ensuite combattre la Fronde
des Princes, plus violente mais brouillonne et bagarreuse.
Après avoir pris le parti du roi contre les parlementaires, le
Grand Condé, l'ancien vainqueur de Rocroi, mécontent du
maintien au pouvoir de Mazarin, noue des intrigues avec quelques autres
grands seigneurs : son frère, le prince de Conti, le duc et la
duchesse de Longueville, le cardinal de Retz,... Le prince de Condé
était le grand vainqueur de la Fronde parlementaire. Il contraignit
la reine à octroyer des honneurs à son frère Conti
et sa sœur, Madame de Longueville. Une querelle de préséance
déclencha une vive émotion dans la noblesse. L'agitation
qui s'ensuivit produisit un « acte d'Union » signé
par plus de 800 gentilshommes. L'idée de convoquer les États
généraux pour réformer le royaume fut lancée.
Le prince de Condé qui désire remplacer Mazarin dans ses
fonctions de Ministre Principal est arrêté par le reine
et régente du royaume, Anne d'Autriche. Son frère, Conti,
et son beau-frère, Longueville, accompagnent Condé dans
son infortune et sont conduits au château de Vincennes. Dans les
provinces, les partisans des princes se soulèvent, la seconde
Fronde commence : on lui donnera le nom de "Fronde des princes".
La Bourgogne, la Normandie, le Limousin, le Poitou et l'Aquitaine rallument
la guerre civile. L'armée royale y mettra un terme au mois d'octobre.
18 janvier 1650 : Début de la Fronde des princes
Après une nouvelle insolence de Condé, arrestation de
Condé, Conti et Longueville. Condé est enfermé
à Vincennes pendant treize mois. Troubles dans les provinces
de Normandie, Bourgogne et Guyenne. Paris, satisfait, alluma des feux
de joie.
La duchesse de Longueville s'enfuit en Normandie, accompagnée
du duc de La Rochefoucauld. Turenne resta fidèle à Condé.
Mazarin réagit en distribuant les gouvernements à ses
fidèles, ou à d'anciens Frondeurs à ménager.
Pour décider la noblesse des provinces à rester fidèle
à la régente, celle-ci emmena Louis XIV avec elle faire
le tour de la France. La duchesse de Longueville rejoignit Turenne sur
la Meuse et signa un accord avec Philippe IV d'Espagne. L'armée
de Turenne fit sa jonction avec celle de l'archiduc Léopold-Guillaume,
gouverneur des Pays-Bas espagnols. Devant la montée en force
de la Fronde des princes, la reine emmena le roi en Guyenne, où
les Frondeurs venaient de gagner Bordeaux. Elle laissa à Monsieur
la lieutenance générale du royaume. Devant la menace de
Turenne, les prisonniers durent être transférés
de Vincennes à Marcoussis.
Le 5 septembre, le siège de Bordeaux commença.
À Paris, le cardinal Mazarin commit l'erreur de refuser sa barrette
à Mgr de Gondi. Il poussa ainsi le coadjuteur à comploter
de nouveau.
13 décembre : Victoire des royaux sur les frondeurs à
Rethel.
4 février 1651 : Le Parlement de Paris réclame le départ
de Mazarin et la libération des princes emprisonnés.
LA FRONDE DES GENTILSHOMMES
(1651)
6 février – 25 mars : seconde assemblée de noblesse.
6-7 février : Mazarin s’enfuit à Saint-Germain.
La reine et le roi devaient l'y retrouver. Monsieur eut vent du projet
et le dénonça à Gondi.
Dans la nuit du 8 au 9, les milices bourgeoises fermèrent les
portes de Paris. Devant l'émeute, Anne d'Autriche dut laisser
deux des meneurs veiller dans la chambre du roi.
Le 10 février, les princes sont libérés.
Le 13 février, Mazarin part en exil à Brühl.
Le 17 février , le Parlement ouvrit le procès de Mazarin.
Dans le courant du mois, des réunions informelles de gentilshommes
se tinrent à Paris. Monsieur s'en fit le porte-parole. La noblesse
réclamait la tenue d'États généraux. Son
rêve était une monarchie mixte, où l'aristocratie
jouerait le rôle principal. Ces perspectives ne réjouissaient
personne, pas même les meneurs de la nouvelle Fronde. Ceux-ci
étaient déchirés par les conflits internes. Condé
refusa de se proclamer régent, le clergé échauffé
par Gondi s'opposait au Parlement.
23 mars : le Parlement dissout l’Assemblée de noblesse.
Le 7 septembre 1651, proclamation de la majorité de Louis XIV.
LA FRONDE CONDEENNE (1651
– 1652)
Automne 1651 : Rébellion de Condé qui se retire en Guyenne.
En janvier 1652, Anne d'Autriche rappelle Mazarin. Celui-ci négocia
la loyauté de Turenne et du duc de Bouillon. Cependant, la rentrée
inopinée de Mazarin échauffa de nouveau Paris. Le Parlement
mit sa tête à prix (150 000 livres). Monsieur signa avec
Condé un manifeste réclamant l'expulsion du cardinal.
Février 1652 : Condé essaya de surprendre l'armée
royale sur la Loire, mais fut défait par Turenne à Bléneau.
Charles IV de Lorraine pénétra en France en mai, pour
le compte des Espagnols. Son but était de désengager l'armée
des princes, encerclée par Turenne à Étampes. Autour
de Paris, les troupes royales et celles de Condé jouaient au
chat et à la souris. Le 2 juillet, alors qu'un combat se livrait
dans la faubourg Saint-Antoine, la Grande Mademoiselle fit donner le
canon sur la cavalerie royale et les hauteurs de Charonne, d'où
Louis XIV et Mazarin observaient l'action. Condé put ainsi se
retirer dans la ville, qui fut soumise au pillage. L'Hôtel de
Ville, où se tenait une réunion des édiles, favorables
au roi, fut brûlé et ses occupants massacrés par
les soldats de Condé déguisés en ouvriers.
Devant la fatigue générale, Mazarin décida prudemment
de se retirer à Bouillon pour calmer le jeu. Devant la formation
d'un parti déterminé à ramener l'ordre à
Paris, Condé quitta la France pour la Flandre et se mit au service
de l'Espagne.
2 juillet 1652 : bataille de Paris. Condé combat au faubourg
Saint-Antoine son rival de toujours, Turenne, revenu dans le camp du
roi.
4 juillet : 200 à 300 morts à l’Hôtel de Ville.
Juillet : terreur condéenne à Paris. Les maladresses de
Condé et son alliance avec les Espagnols conduiront à
la défection de ses partisans et au retour de Mazarin.
14 octobre : Beaufort renonce au gouvernement de Paris. Condé
et ses amis quittent Paris pour les Flandres espagnoles.
Le 21 octobre 1652, Louis XIV entra triomphalement à Paris. Il
s'installa au Louvre, plus sûr que le Palais-Royal.
Un lit de justice triomphal, au Louvre, interdit aux magistrats de «
prendre aucune connaissance des affaires de l'État ».
Le 19 décembre1652, Louis XIV fit arrêter l'un des principaux
frondeurs et le plus compromis, Paul de Gondi, Cardinal de Retz. Il
est aussitôt jeté en prison. mettant ainsi un terme à
la Fronde.
Condé fut déchu de sa qualité de prince du sang
et condamné à mort.
Conti dut épouser une nièce de Mazarin pour éviter
la disgrâce.
La Grande Mademoiselle se cloîtra à Saint-Fargeau, où
elle resta jusqu'en 1657.
Le 3 février 1653, Mazarin rentre à Paris. Il est applaudi.
En juillet 1653, Bordeaux, dernière ville frondeuse, tombe.
Le 7 juin 1654, Louis XIV est sacré Roi à Reims.
En souvenir de ses frayeurs, Louis XIV gardera une rancune tenace envers
les Parisiens. Il choisira plus tard de quitter le Louvre, résidence
de la cour depuis quatre siècles, et de bâtir un nouveau
palais à Versailles.
La monarchie française sortira renforcée des épreuves
de la Fronde tandis qu'à la même époque, l'Angleterre
fera l'expérience de la République après avoir
exécuté son roi Charles 1er.
LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA FRONDE
Du côté du roi
la régente Anne d'Autriche
le cardinal Jules Mazarin
Frondeurs
Mgr de Gondi, futur cardinal de Retz
prince de Conti
Mademoiselle de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle »
le duc et la duchesse de Longueville
Revirements
le vicomte de Turenne, qui y fait sa gloire
Condé (Le Grand Condé)
Ces deux généraux luttèrent alternativement à
la tête des troupes royales, puis des Frondeurs
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On regroupe sous le terme de mazarinades les quelque
cinq mille libelles et pamphlets imprimés et diffusés
en France pendant la période de la Fronde. Le terme apparaît
dès 1651 dans un poème satirique de Paul Scarron, intitulé
Mazarinade. Stricto sensu, une mazarinade désigne un pamphlet
contre Mazarin. Mais, derrière ce terme générique,
se cache, en fait, une grande diversité. Diversité des
intentions : une petite partie des mazarinades, environ 10 %, défend
la politique du cardinal.
Diversité des destinataires : elles ne s'adressent pas uniquement
à Mazarin, mais visent aussi d'autres protagonistes de la Fronde.
Diversité des genres : elles peuvent être des discours,
des lettres (authentiques, fausses ou détournées), des
poèmes, des dialogues, des récits, des pièces officielles,
des chansons, des traités politiques…
Diversité des formes : on trouve des placards affichés
sur les murs, des billets distribués dans la rue, des pamphlets
de quelques pages ou plus, des copies manuscrites…
Diversité, enfin, dans leur rapport aux événements
: elles les sanctionnent, les racontent ou les commentent.
Si beaucoup sont anonymes, ou écrites sous le couvert d'un pseudonyme,
certaines mazarinades sont signées par de grands écrivains
de l'époque, tels que Cyrano de Bergerac, Retz, La Rochefoucauld…
Leur production suit l'intensité du moment. Mais, loin d'être
des productions spontanées, les mazarinades sont le plus souvent
imprimées par des professionnels. Et, dans une conjoncture économique
qui leur est défavorable, ces publications peu exigeantes en
qualité, peu coûteuses, vite imprimées et vite écoulées
ont un réel intérêt pour les imprimeurs-libraires.
Neuf mazarinades sur dix ont été imprimées à
Paris. Les autres lieux actifs de production sont Bordeaux, Aix en Provence
et Rouen. Il y a eu aussi quelques éditions étrangères,
en Hollande notamment.
Les colporteurs ont joué un rôle très important
dans leur diffusion. Ils ont fait le lien entre l'imprimeur et le public.
Les mazarinades ont, par leur intermédiaire, circulé dans
tout le royaume de France.
Ce sont des productions éphémères. Les historiens
pensent néanmoins qu'une grande part de la production a été
conservée, feuilles volantes et placards mis à part. Cela
s'explique sans doute par l'intérêt qu'elles ont suscité.
Dès le XVIIe siècle, en effet, elles ont été
rassemblées dans des recueils factices.
Ségoléne Chambon, 2004
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L’Histoire n°115 (oct. 1988)
Bibliographie
Hubert Méthivier, La Fronde, PUF, coll. « L'Historien »,
1984
BARBIER (Pierre), La Fronde et les mazarinades, [Paris], Gallimard,
[1956].
CARRIER (Hubert), Les mazarinades (1648-1653). Contribution à
l'histoire des idées, des mentalités et de la sensibilité
à l'époque de la Fronde, (thèse), Paris, [s.n.],
1986.
CARRIER (Hubert), Les mazarinades. 1. La conquête de l'opinion,
Genève, Droz, 1989.
CARRIER (Hubert), Les mazarinades. 2. Les hommes du livre, Genève,
Droz, 1991.
CARRIER (Hubert), Les muses guerrières : les mazarinades et la
vie littéraire au milieu du XVIIe siècle, Paris, Klincksieck,
1996.
GRAND-MESNIL (Marie-Noëlle), Mazarin, la Fronde et la presse 1647-1649,
Paris, A. Colin, 1967.
JOUHAUD (Christian), Mazarinades : la Fronde des mots, Paris, Aubier,
1985.
LEJOLY (Patrick), Propagande et contre-propagande à l'époque
de la Fronde, (thèse), Paris, [s.n.], 1981.
MOREAU (Célestin), Bibliographie des mazarinades, Société
de l'histoire de France, Paris, J. Renouard, 1850-1851.
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