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LA MORT D'AGRIPPINE

de Cyrano de Bergerac

avec Julie Le Lagadec, Patrice Vion, Abigaïl Wirtz

  .

créé le 16 décembre 2005 au Centre Cyrano de Sannois (95)

et repris à Souppes, les 25, 26, 27 mai et 2, 3 juin 2006

 
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utilisateur : agrippine
mot de passe : savinien
 
Les photos de Souppes

L'esprit

 
L'avis de spectateurs, etc.
Le Scénario
P  .

Un Ministre important veut renverser un chef de l’État vieillissant.

Il prépare un complot plein de rumeurs, de trahisons et de fausses informations.

Il ne s’agit pas de l’actualité française mais de LA MORT D’AGRIPPINE

En résumé

Un beau jour, à l’école est venue Agrippine,
La femme de Germanicus qui nous entraîne
Vers le théâtre, les cris de Paris, l’escrime.
Cyrano raconte son époque troublée
En se cachant derrière Agrippine et Tibère.
Cyrano veut attirer tous les spectateurs
En parlant de la mort tragique d’Agrippine
Agrippine est la veuve de Germanicus
Il s’est battu contre les Germains près du Rhin.
Ce demi-dieu est mort à cause de Pison.
Bientôt, elle vengera son très, très beau mari.
Poisons et complots seront bien au rendez-vous !

Les CM de Pasteur 2 (Sannois)

Acte 1 : un complot peut en cacher un autre
Après avoir évoqué le souvenir de son mari assassiné, Agrippine veut se venger en tuant les responsables : l’Empereur Tibère et son premier Ministre Séjanus. Pour parvenir à ses fins, elle promet la couronne à ce dernier s’il renverse Tibère. Mais Séjanus est lié par ailleurs à Livilla, la belle-fille de Tibère.

Acte 2 : la manœuvre de Tibère
Averti du complot, Tibère arrive précipitamment à Rome. Pour préserver son trône, il promet la couronne à Caligula, le fils d’Agrippine. Celle-ci déjouant la manœuvre, refuse la proposition de Tibère. Séjanus ne comprend pas. Ses conseillers et Livilla se méfient de la sincérité d’Agrippine.

Acte 3 : la journée des Dupes
Agrippine encourage la révolte. Tibère lui demande de s’expliquer. Elle évoque des songes et des rumeurs qui accusent Séjanus. Séjanus entrant, il se croit dénoncé, et s’accuse. Agrippine rappelle qu’il ne s’agit que de rumeurs et détourne les soupçons de Tibère. Les deux comploteurs prévoient une nouvelle stratégie, quand entre Livilla. Les deux femmes s’opposent violemment. Livilla, jalouse, souhaite la mort d’Agrippine.

Acte 4 : la victoire de Tibère
Avec la complicité apparente de Séjanus, Tibère a repris le contrôle de Rome. Il accuse Agrippine du complot et prend Caligula en otage. Agrippine est au désespoir. Séjanus lui témoigne son amour et la pousse à la guerre civile. Livilla se sent trahie . Il lui dit que c’est elle seule qu’il aime. Livilla semble un temps convaincue mais elle finit par souhaiter la mort de tous.

Acte 5 : les châtiments
Face à Tibère, Livilla dénonce les coupables du complot : Séjanus et elle-même. Ils sont condamnés à mort. Face à Livilla, Séjanus fait éclater sa haine. Elle lui répond qu’elle l’accompagnera dans la mort. Agrippine vient pour savourer sa vengeance. Mais, par son stoïcisme, Séjanus lui échappe. Elle avoue alors, devant l’Empereur, sa haine pour Tibère. Il la condamne à l’exil pendant qu’il emmène Caligula en otage, à Capri.


ÉLÉMENTS DE LA CHRONOLOGIE ROMAINE (Après Jésus-Christ)

5 Mariage de Germanicus et Agrippine I
14 Début du règne de Tibère, empereur romain (fin en 37).
Séjan devient préfet du prétoire
18 Mort de Germanicus, mari d’Agrippine
23 Drusus, fils de l'empereur Tibère et mari de Livilla, meurt empoisonné.
30 Le 18 octobre, Tibère accuse de complot Séjan. Il périt étranglé.
33 Désespérée par l'exécution de ses fils, Agrippine se laisse mourir de faim dans l'île où Tibère l'a reléguée.
37 Mort de Tibère. Caligula, fils d’Agrippine, devient Empereur.

Avis de spectateurs, de participants et d'universitaires

Avis de spectateurs

Après avoir lu et entendu sa tragédie "la mort d'Agrippine" à Sannois (18/12/05), l'auteur m'a paru tellement moderne (agnostique, cynique, irrespectueux), si tant est que le personnage de Séjanus parle en son nom ! Sinon , pourquoi décrire un monde si triste et amoral ? (M. Legrand de Sannois)

Avis de participants

Les enfants ne sont pas prêts d'oublier cette semaine, ils sont partis dimanche soir fatigués, mais avec beaucoup de regrets de ne pas continuer l'aventure. (École Pasteur 2)

Les parents sont ébahis et ravis que leurs enfants aient pu participer à un spectacle d'une telle qualité ! Pour ma part, je suis super fière de mes élèves, ils ont tenu la distance et m'étonneront toujours ! C'est génial de voir des gamins s'investir autant ,sans qu'il y ait d'autre intéret que le plaisir de vivre un moment fort . (École Belle étoile)

Je voulaisvous remercier pour les enfants qui étaient d'une part très contents mais aussi très fiers. C'était un spectacle magnifique et je crois que enfants et adultes ont été impressionnés. Un grand bravo à Julie qui joue merveilleusement bien et un grand merci pour votre gentillesse et votre patience envers nos enfants. (École Dunant)

Un grand merci pour nous avoir fait découvrir ce texte que nous avons apprécié à des degrés divers, mais qui j'en suis sûr ne nous laissera pas identique à ce que nous étions une heure avant la première répétition.
Merci de nous avoir permis de nous évader dans ce temps théâtral en suivant ta troupe pour emmener avec nous les spectateurs. Ce voyage, avec toi comme guide, nous a donné envie d'en entreprendre d'autres. (
Pascal Gille, escrimeur)

Je n'ai pas encore pris le temps de te remercier pour cette magnifique aventure à Sannois, mais je tiens vraiment à te dire que notre groupe d'escrime de Cormeilles a apprécié de travailler avec toi. L'ambiance que tu es parvenu à créer entre tous les groupes qui ne se connaissaient pas auparavant était un défi dont tu as su vaillamment relever le gant. (Didier Le Fournis, escrimeur)

Avis d'universitaires
Sublime !
Cher Marc, J'avoue que j'avais un préjugé favorable pour ta mise en scène, mais que là, j'ai été soufflée. C'est un spectacle magnifique, qui rend complètement lisible le texte de Cyrano, et, ce qui était plus difficile, vraiment "sensible". D'ici-là félicite pour moi les acteurs, tous, y compris les petits enfants, mais tout particulièrement Julie qui porte le rôle d'une manière vraiment sublime.
Courage à tous pour les dernières représentations.
L'esprit de Cyrano vous inspire, c'est sûr.
Michèle Rosellini, Professeur à l'ENS de Lyon

Cher Marc,
tu as gagné un pari presque impossible. Ressusciter de manière si éclatante cette vieille tragédie, et impliquer autour d'elle tant d'associations, tant de sannoisiens, et jusqu'aux enfants, c'est une sacré performance. Chapeau, l'artiste !
Alain Mothu, Paris IV Sorbonne 18 décembre 2005

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L'ESPRIT


Savinien Cyrano de Bergerac est mort à Sannois en 1655, il y a 350 ans.
Il est mondialement célèbre grâce à la pièce de Jean Rostand. Cette popularité s’est amplifiée, ces dernières années, avec le film où il fût incarné par Gérard Depardieu.
Jusqu’à aujourd’hui, l’héritage de Cyrano allait à Bergerac. Notre objectif est de redonner à Sannois sa légitimité.


La ville de Sannois se doit de célébrer cet événement.Le Favier Théâtre est une compagnie théâtrale spécialisée depuis de longues années dans le répertoire du théâtre français du XVIIe siècle. Dans nos productions nous avons l’habitude d’associer la population locale, ce qui est une garantie de succès.
Après avoir étudié l’œuvre de Cyrano, nous pensons qu’il est judicieux de présenter sa pièce : « La Mort d’Agrippine », dans la salle Cyrano de Sannois.

A partir d’un texte singulier, nous proposons une création originale conjuguant un spectacle de qualité et une démarche humaine – cela relayé par un programme d’animations.

1. UN TEXTE SINGULIER POUR UNE CREATION ORIGINALE

Censée se dérouler sous l’Empire romain, « La Mort d’Agrippine » évoque essentiellement la Fronde du milieu du XVIIe s. Cyrano y développe ses thèmes et son style propres.
Pour cette pièce méconnue de Cyrano de Bergerac, nous proposons une réalisation attractive servie par une équipe de professionnels
Acteurs, costumière, éclairagiste, etc., nous sommes des professionnels qui travaillons depuis de longues années ensemble, habitués aux grandes créations.

11. Une œuvre naissante …
Cyrano de Bergerac n’a écrit que 2 pièces de théâtre :
« La Mort d’Agrippine », tragédie en alexandrins qui fut composée aux alentours de 1647 et jouée à la fin de 1653 à Paris.
et une comédie , « Le Pédant joué » qui fût publiée l’année suivante, mais probablement composée avant 1647.
En 1655, l’auteur mourait.
Nous sommes donc aux prémices d’une série qui s’annonçait prometteuse si la mort n’avait fauché l’écrivain. C’est l’intérêt fondamental de cette œuvre et surtout de la première pièce.

« La Mort d’Agrippine », est une tragédie dans la veine du grand auteur de l’époque qu’est Corneille. Comme ce dernier – et ensuite Molière et Racine – Cyrano s’essaie à la tragédie et à la comédie. Chacun, par la suite a trouvé sa voie.
Nous travaillerons « La Mort d’Agrippine » comme une première œuvre avec ses défauts et sa générosité, ses enthousiasmes et ses débordements. Bref, tout ce qui fait le charme et l’attrait de la jeunesse.
Cette pièce recèle les mêmes ressorts dramatiques d’honneur, d’amour et de morts que celles de Corneille. Cyrano y développe aussi les thèmes qui lui sont propres. Il relègue ainsi le grand maître de Rouen au statut de poète officiel de Louis XIII et de Richelieu. Avant les insolences de Molière et « Le monde tel qu’il est » de Racine, avant la culture officielle selon le Roi-Soleil, Cyrano - par « La Mort d’Agrippine » - fait entendre sa voix discordante qui éclaire son siècle bien avant celui des Lumières.

12. … à double entrée historique …
Hervé Bargy nous en parle en lecteur attentif :
« Dans la lignée de Scudéry, de Corneille et de Tristan Lhermitte avec la « Mort de Sénèque », Cyrano s'appuie sur l'histoire romaine pour mieux parler de son époque, celle de la Fronde. »

L’histoire romaine
Elle s’appuie surtout sur les « Annales » de Tacite et « La Vie des douze Césars » de Suétone dont la véracité des anecdotes rapportées n’est absolument pas avérée : ils ont noirci le tableau .
Nous sommes à peu près vers 30 après Jésus-Christ, c’est-à-dire à l’époque de sa crucifixion.
A Rome règne l’Empereur Tibère – qui a succédé à Octave, le premier Empereur.
Agrippine – que l’on qualifie de « l’Aînée », pour la distinguer de sa fille « Agrippine la jeune », la célèbre mère de Néron et héroïne d’une tragédie de Racine -, Agrippine l’Aînée donc est une petite fille d'Auguste et la femme de Germanicus. Elle est également la mère de Caligula – qui succédera à Tibère - et elle est donc la grand-mère de Néron, Agrippine fut longtemps populaire à Rome. On a soupçonné Tibère d'avoir commandé le meurtre de Germanicus, alors que Germanicus (qui ressemble beaucoup au héros de « Gladiator ») devait succéder à Tibère. Pison se serait chargé de la sale besogne en l'empoisonnant...
Tibère s’est retiré dans son île de Capri pour jouir de tous les plaisirs. Il a délégué ses pouvoirs à Séjanus.
Séjanus est devenu l’amant de Livilla, belle-fille de Tibère. Avec la complicité de Séjanus, Livilla a assassiné son mari, fils de Tibère. Séjanus est aussi impliqué dans le meurtre du mari d’Agrippine. Pour se venger, Agrippine dresse Séjanus contre Tibère. Séjanus tente un coup d’État pour renverser Tibère mais le complot échoue et les comploteurs exécutés.
Hervé Bargy conclut :
« Voilà ce que le latiniste Cyrano avait pu en lire dans les vieux écrits (les personnages de l'antiquité étaient souvent utilisés au théâtre : ils étaient connus du public et faisaient parties de la culture de ce temps). Quelle belle trame ! Même si, comme Rostand le fera plus tard avec d'autres personnages, il se permet quelques libertés historiques avec Agrippine et son entourage...
« Notre perception des personnages évolue au cours de la pièce. Séjanus, nous parait d'abord antipathique, puis Cyrano nous amène progressivement à le comprendre. Tous leurs rapports sont bâtis sur le mensonge. Le spectateur qui, habituellement dans ce genre de situation est d'emblée dans la confidence, découvre ici au fur et à mesure, les turpitudes des uns et des autres. »
Bref, les lieux de pouvoir romains ressemblent fort à ceux de son époque … Et de la nôtre.

Une atmosphère de Fronde
Au moment de la création, cette peinture latine est surtout une vision du monde politique contemporain. Un pouvoir contesté, des comploteurs (et surtout des comploteuses), des projets d’assassinat : autant d’allusions directes à l’époque de la Fronde, celle d’Anne d’Autriche, de Mazarin et du jeune Louis XIV.
Pour mettre en valeur cette problématique, c’est cette image du milieu du XVIIe s. que nous voulons mettre sur scène. Ce « Premier Dix-septième », celui de Louis XIII et de Richelieu, avec ce rigorisme est déjà archaïque. Nous ne sommes pas encore au « Grand Siècle », celui des « Plaisirs de l’Ile enchantée », celui de Versailles, encore moins celui de Françoise d’Aubigné.
Nous sommes au temps où tout frémit, où tout est possible, où tout se joue : où tout peut se jouer. Nous sommes dans ce temps bien éphémère de liberté. Voilà le message principal de Cyrano.

13.… pour un observateur pertinent et impertinent.
Nous avons ici affaire à un libertin (dans l’acceptation dix-septièmiste) qui prend bien des égards avec la morale de son siècle.
« Cette caution historique romaine lui donne un bon prétexte pour glisser dans sa pièce des propos subversifs et philosophiques tout à fait inhabituels au XVIIe siècle, dans ce genre de production. »
D’autre part, dans « La Mort d’Agrippine », Cyrano semble se livrer à un exercice de style dans un genre vis-à-vis duquel il maintient cependant une distance presque ironique. Imbroglio de vengeances et sentiments pompeux, certes moins crédibles que chez Racine par exemple.
J'aime cette écriture, imparfaite, un peu alambiquée mais nerveuse. Cela change de Corneille ou Racine, qui sont autant de terrains balisés par des siècles de mises en scène plus ou moins orthodoxes. Voici l’occasion de rendre vie à une œuvre sans être obligé de la prendre au premier degré.
C’est l’objectif que nous nous donnons. Et la conviction que nous voulons transmettre.


2. UN SPECTACLE DE QUALITE ALLIE A UNE DEMARCHE HUMAINE


Le Favier Théâtre réunit des artistes professionnels qui sont habitués à ce style de réalisation qui intègre des participants locaux.

21. Les membres de la Compagnie
Depuis une quinzaine d’années – 6 ou 7 pour d’autres – nous sommes une équipe de professionnels qui avons l’habitude de travailler ensemble sur des projets d’ampleur.
Vous trouverez en annexes les CV des acteurs et des autres intervenants de la Troupe.
Vous trouverez également une revue de presse qui synthétise nos actions et rendent compte du travail que nous faisons avec les acteurs locaux.
Enfin, la meilleure preuve étant la preuve par l’image, je vous invite à visionner les DVD de quelques uns de nos derniers spectacles. Même il s’en dégage pas exactement l’ambiance pendant une représentation, ils montrent clairement nos partis pris de mise en scène, nos choix esthétiques et la richesse d’interprétation de nos comédiens.
Ces documents témoignent aussi d’une mise en scène et une scénographie propre à chaque projet.

22. Une mise en scène dynamique et attractive
Notre mise en scène se veut divertissante, philosophique et instructive.
Nous voulons un vrai spectacle. Avec des personnages d’une réelle épaisseur. Avec de l’action sur scène, des révélations, des enjeux, des déchirures et des déchirements. Nous voulons que, dans la salle, les spectateurs s’impliquent dans cette aventure. Servis par un texte et une dramaturgie truculents, nous allons les surprendre, les émouvoir, les toucher.
Je veux donner à « La Mort d’Agrippine », l’image de la Fronde qui a déchiré le royaume de France en ce milieu de XVIIe s. Ce sont les effets de capes des Mousquetaires, l’ombre de Mazarin, la figure d’Anne d’Autriche que nous verrons.
Cet effet de spectacle sera amplifié par la participation d’acteurs et d’associations locales.

23. La participation des habitants et des associations locales
Nous voulons nous donner tous les moyens et toutes les actions pour rencontrer le plus grand public.
Impliquer
Notre volonté est de partager, de transmettre notre plaisir du spectacle et des pièces que nous réalisons. Nous ne croyons à la culture « hors sol », sans tenir compte du « récepteur », c’est-à-dire du public réel, potentiel et du non-public.
Participer
A l’issue de réunions d’information et de sensibilisation, des habitants, des associations pourront s’investir dans la réalisation, au niveau qu’il souhaite : prendre un petit rôle, faire partie de la figuration, aider à la confection des costumes, à la logistique, etc.
Partager
Les représentations deviennent l’aboutissement de répétitions et de coordination. Les acteurs participent à une production mais surtout à une aventure artistique et humaine.
Pour nous, il ne s’agit pas simplement de produire un spectacle et de le présenter. Nous ne voulons pas que ce spectacle soit le seulement le nôtre. Nous voulons qu’il soit surtout le vôtre.

3. DES ACTIONS POUR UNE AUDIENCE MAXIMALE


Nous proposons de constituer un axe de travail autour de « La Mort d’Agrippine » Le spectacle sera un moment fort de « L’année Cyrano », entouré de nombreuses autres actions.

31. Un plan media multi-directionnel
Nous assurons la création des affiches et des tracts. Aidés par toutes les bonnes volontés, nous gérons la diffusion sur la ville, les villes avoisinantes et Paris.
Par tous les réseaux possibles (universitaires, internet, amicaux) nous diffusons l’information.
Mais, pour nous, La communication ne passe pas que par les affiches. La meilleure promotion passe par la micro-communication. Celle qui se fait de bouche à oreille et passe d’homme à homme. Les habitants impliqués dans la création du spectacle seront nos meilleurs relais de l’information.

32. Sensibiliser par des animations
La communication ne passe pas simplement par l’information, nous voulons provoquer l’événement pour y impliquer chacun. Nous proposons des interventions auprès de différents segments de la population :
Dans les écoles ;
Animations de marchés ;
Conférences ;
Défilés de mode XVIIe s. ;
Expositions de costumes ;
Etc.

33. Satisfaire le plus large public
Avec une mise en scène efficace, une interprétation dynamique, des costumes impressionnants, une distribution étoffée, une communication multi-directionnelle, nous voulons attirer le plus grand nombre et le satisfaire.

Cette « Fête à Cyrano » sera celle du cœur et de l’esprit pour le plus grand plaisir de tous.

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LA FRONDE

La Fronde (1648–1652/1653) fut la dernière guerre menée contre le roi de France par les Grands du royaume.

LE CONTEXTE AVANT LA FRONDE (1638 – 1648)
Le 5 septembre 1638 :Louis Dieudonné naît à Saint Germain.

Le 14 mai 1643, Louis XIII meurt et Louis Dieudonné devient Louis XIV, il n'a que 5 ans. Son règne commence sous la régence de sa mère la Reine Anne d'Autriche qui a nommé comme Premier Ministre, le Cardinal Mazarin.

La Fronde naquit tout d'abord d'un mécontentement général. Celui-ci prenait sa source dans la crise économique et l'augmentation de la pression fiscale, pour faire face aux dépenses de la guerre de Trente Ans. Sa cause la plus directe doit pourtant être cherchée dans les moyens utilisés par la monarchie pour lever l'impôt. L'avènement de la régence avait fait espérer un allègement des taxes, il n'en fut rien : le cardinal Mazarin pensait que la France pouvait supporter la guerre, et ne desserra pas l'étreinte. Le surintendant des finances, Particelli d'Émery, élargit l'assiette de nombreux impôts. Ainsi, il força Paris, qui en était exemptée, à payer la taille. Il créa de nouveaux offices pendant que de son côté, Mazarin se disposait à faire du chantage au renouvellement de la paulette (droit annuel assurant l'hérédité des offices).
Face au gouvernement royal, se dressait d'abord rien moins que la famille royale. Gaston d'Orléans, éternel comploteur, ne cachait pas son opposition à Mazarin, non plus que sa fille, la Grande Mademoiselle. Le prince de Condé et sa sœur, la duchesse de Longueville, lorgnaient le Conseil royal. Mgr de Gondi, futur cardinal de Retz, coadjuteur de Paris, était ambitieux. Il voulait un rôle politique et le chapeau de cardinal. Le Parlement de Paris livrait une véritable guerre à la régence au sujet de l'impôt. Il exerçait souvent son droit de remontrance, espérant en vain infléchir la politique du royaume. Enfin, Paris était une ville d'humeur rebelle, facile à enflammer, vivant souvent de rentes et dominée par les corporations.

En 1648, le pays doit mener des guerres extérieures contre les Habsbourg et cet effort nécessite d'accroître les impôts. Un enregistrement forcé d'un Édit créant de nouvelles charges occasionna chez les parlementaires de Paris, une révolte contre l'autorité royale, c'est-à-dire Mazarin et la Régence.


LA FRONDE PARLEMENTAIRE (1648-1649)
Le 15 janvier 1648, Anne d'Autriche vint au Parlement tenir un lit de justice. Il s'agissait de forcer l'enregistrement d'édits fiscaux. Le lendemain, le Parlement annula le lit de justice.
Le 13 mai 1648, Devant les manœuvres de Mazarin pour les subjuguer, le Parlement de Paris convie ses collègues provinciaux à réformer ce qu'il estime être les abus de l'État.
A l'initiative du conseiller Pierre Broussel et de Paul de Gondi, coadjuteur de l'archevêque de Paris, les Cours rendent « l'arrêt d'union », qui propose de réunir les cours (la Cour des Comptes, le Grand Conseil et la Cour des aides) en une seule assemblée, qui se rassembla dans la chambre Saint-Louis du Palais de justice, afin de mieux contrôler le pouvoir royal.
30 juin – 9 juillet 1648 : la Chambre Saint-Louis rédige une charte en 27 articles, exigeant le renvoi des intendants, la soumission obligatoire des levées d'impôts à l'approbation des cours, ou encore des garanties de libertés individuelles.
Anne d’Autriche cède.
21 août 1648 : victoire de Condé sur les Espagnols à Lens. Mazarin se sent en position de frapper un grand coup.
Le 26 août 1648, Anne d'Autriche fait arrêter Pierre Broussel le chef des frondeurs, le conseiller au Parlement, auquel son intégrité (fait rarissime) vaut une immense popularité.
Le 27 août 1648, Paris se soulève au cours d'une «journée des Barricades». Le chancelier Séguier est poursuivi par la foule, qui met le feu à l'hôtel de Luynes où il s'était réfugié. Les milices bourgeoises patrouillèrent près du Palais-Royal (alors appelé Palais-Cardinal, car il appartenait au cardinal Mazarin).
La régente doit faire libérer Broussel. Début d’une Fronde populaire.
Le 12 septembre, Anne d'Autriche déménage prudemment avec la Cour, au château de Rueil.
Le 24 septembre, elle doit céder et accepter les articles de la Chambre, ramenés à une quinzaine. Le roi rentra à Paris.
24 octobre 1648 : la France gagne la guerre étrangère et l’empereur se résout à signer les traités de Westphalie. Mazarin et la régente ont désormais les mains libres pour en finir avec les frondeurs.
Mazarin ne s'avoua pas vaincu et fit appel aux 4 000 mercenaires allemands de l'armée de Condé. De son côté, Gondi se démenait pour organiser la Fronde. Il proposa à Condé d'en prendre la tête. Celui-ci refusa, répondant qu'il « ne pouvait se résoudre à devenir le général d'une armée de fous ». Gondi dut se contenter de Conti, le frère cadet.
Dans la nuit du 5-6 janvier 1649, la famille royale s’enfuit pour Saint-Germain-en-Laye. Le jeune Louis XIV dut passer la nuit dans le château non préparé, sur des bottes de paille achetées à prix d'or sur place.
L'armée royale commandée par le Grand Condé fait le siège de Paris. Dans l'hiver glacial, il ravagea les campagnes et fit jeter ses prisonniers nus dans la Seine. Paris affamé était également inondé.
Janvier-mars : début d’une Fronde princière.
8 février : Condé défait les Frondeurs à Charenton.
Les meneurs de la Fronde firent alors appel aux Espagnols. Le vicomte de Turenne, mécontent du sort réservé à sa maison, rejoignit la Fronde avec l'armée d'Allemagne. Pendant ce temps, à Paris, les libellistes se déchaînaient. Plus de 5 000 « mazarinades » furent ainsi rédigées, moquant le goût du lucre de « l'abbé à vingt chapitres » (c'est-à-dire de l'abbé faisant partie de 20 chapitres, l'assemblée des moines d'une abbaye ; en réalité il percevait les revenus de 20 abbayes, sans les administrer).
Les parlementaires, qui détiennent beaucoup de privilèges grâce à la monarchie, n'ont pas vraiment envie d'une Révolution. Le président du parlement, Mathieu Molé, lance à ses collègues : «Vous faites le jeu des Princes, cette Fronde n'est pas la vôtre». Les présidents Molé et de Mesmes supplièrent Anne d'Autriche de négocier malgré la haine que leur inspire l'Italien Mazarin.
Mazarin signa un accord avec eux. En même temps, il demanda à Barthélémy Herwart de débaucher les officiers de l'armée d'Allemagne. 1,5 million de livres enlevèrent huit régiments à Turenne, qui s'exila.
Le 7 mars 1649, Turenne fut déclaré coupable de crime de lèse-majesté. Gondi négocia dans l'urgence un codicille assurant à lui et à ses amis des titres, places et autres honneurs. Le président Molé rendit public le codicille, excitant l'indignation dans Paris.
Le 11 mars 1649, à Rueil, Anne d'Autriche et Mazarin concluent la paix avec le président du parlement de Paris, Mathieu Molé.
Le 1 avril 1649, paix de Saint-Germain. C’est la fin de la Fronde parlementaire. Les magistrats renoncent à limiter en France le pouvoir royal. Les Frondeurs sont généreusement amnistiés (y compris à Turenne) tandis que Paul de Gondi reçoit le chapeau de cardinal.
Le 18 août, le jeune Louis XIV revient à Paris. Il y fut accueilli par la liesse populaire. La Fronde semblait n'avoir été qu'un mauvais rêve.
30 septembre – 12 octobre : Première assemblée de noblesse – dissoute par Anne d’Autriche.

LA FRONDE DES PRINCES (1650-1652)
Le cardinal et la régente doivent ensuite combattre la Fronde des Princes, plus violente mais brouillonne et bagarreuse.
Après avoir pris le parti du roi contre les parlementaires, le Grand Condé, l'ancien vainqueur de Rocroi, mécontent du maintien au pouvoir de Mazarin, noue des intrigues avec quelques autres grands seigneurs : son frère, le prince de Conti, le duc et la duchesse de Longueville, le cardinal de Retz,... Le prince de Condé était le grand vainqueur de la Fronde parlementaire. Il contraignit la reine à octroyer des honneurs à son frère Conti et sa sœur, Madame de Longueville. Une querelle de préséance déclencha une vive émotion dans la noblesse. L'agitation qui s'ensuivit produisit un « acte d'Union » signé par plus de 800 gentilshommes. L'idée de convoquer les États généraux pour réformer le royaume fut lancée.
Le prince de Condé qui désire remplacer Mazarin dans ses fonctions de Ministre Principal est arrêté par le reine et régente du royaume, Anne d'Autriche. Son frère, Conti, et son beau-frère, Longueville, accompagnent Condé dans son infortune et sont conduits au château de Vincennes. Dans les provinces, les partisans des princes se soulèvent, la seconde Fronde commence : on lui donnera le nom de "Fronde des princes". La Bourgogne, la Normandie, le Limousin, le Poitou et l'Aquitaine rallument la guerre civile. L'armée royale y mettra un terme au mois d'octobre.
18 janvier 1650 : Début de la Fronde des princes
Après une nouvelle insolence de Condé, arrestation de Condé, Conti et Longueville. Condé est enfermé à Vincennes pendant treize mois. Troubles dans les provinces de Normandie, Bourgogne et Guyenne. Paris, satisfait, alluma des feux de joie.
La duchesse de Longueville s'enfuit en Normandie, accompagnée du duc de La Rochefoucauld. Turenne resta fidèle à Condé. Mazarin réagit en distribuant les gouvernements à ses fidèles, ou à d'anciens Frondeurs à ménager. Pour décider la noblesse des provinces à rester fidèle à la régente, celle-ci emmena Louis XIV avec elle faire le tour de la France. La duchesse de Longueville rejoignit Turenne sur la Meuse et signa un accord avec Philippe IV d'Espagne. L'armée de Turenne fit sa jonction avec celle de l'archiduc Léopold-Guillaume, gouverneur des Pays-Bas espagnols. Devant la montée en force de la Fronde des princes, la reine emmena le roi en Guyenne, où les Frondeurs venaient de gagner Bordeaux. Elle laissa à Monsieur la lieutenance générale du royaume. Devant la menace de Turenne, les prisonniers durent être transférés de Vincennes à Marcoussis.
Le 5 septembre, le siège de Bordeaux commença.
À Paris, le cardinal Mazarin commit l'erreur de refuser sa barrette à Mgr de Gondi. Il poussa ainsi le coadjuteur à comploter de nouveau.
13 décembre : Victoire des royaux sur les frondeurs à Rethel.
4 février 1651 : Le Parlement de Paris réclame le départ de Mazarin et la libération des princes emprisonnés.

LA FRONDE DES GENTILSHOMMES (1651)
6 février – 25 mars : seconde assemblée de noblesse.
6-7 février : Mazarin s’enfuit à Saint-Germain. La reine et le roi devaient l'y retrouver. Monsieur eut vent du projet et le dénonça à Gondi.
Dans la nuit du 8 au 9, les milices bourgeoises fermèrent les portes de Paris. Devant l'émeute, Anne d'Autriche dut laisser deux des meneurs veiller dans la chambre du roi.
Le 10 février, les princes sont libérés.
Le 13 février, Mazarin part en exil à Brühl.
Le 17 février , le Parlement ouvrit le procès de Mazarin.
Dans le courant du mois, des réunions informelles de gentilshommes se tinrent à Paris. Monsieur s'en fit le porte-parole. La noblesse réclamait la tenue d'États généraux. Son rêve était une monarchie mixte, où l'aristocratie jouerait le rôle principal. Ces perspectives ne réjouissaient personne, pas même les meneurs de la nouvelle Fronde. Ceux-ci étaient déchirés par les conflits internes. Condé refusa de se proclamer régent, le clergé échauffé par Gondi s'opposait au Parlement.
23 mars : le Parlement dissout l’Assemblée de noblesse.
Le 7 septembre 1651, proclamation de la majorité de Louis XIV.

LA FRONDE CONDEENNE (1651 – 1652)
Automne 1651 : Rébellion de Condé qui se retire en Guyenne.
En janvier 1652, Anne d'Autriche rappelle Mazarin. Celui-ci négocia la loyauté de Turenne et du duc de Bouillon. Cependant, la rentrée inopinée de Mazarin échauffa de nouveau Paris. Le Parlement mit sa tête à prix (150 000 livres). Monsieur signa avec Condé un manifeste réclamant l'expulsion du cardinal.
Février 1652 : Condé essaya de surprendre l'armée royale sur la Loire, mais fut défait par Turenne à Bléneau.
Charles IV de Lorraine pénétra en France en mai, pour le compte des Espagnols. Son but était de désengager l'armée des princes, encerclée par Turenne à Étampes. Autour de Paris, les troupes royales et celles de Condé jouaient au chat et à la souris. Le 2 juillet, alors qu'un combat se livrait dans la faubourg Saint-Antoine, la Grande Mademoiselle fit donner le canon sur la cavalerie royale et les hauteurs de Charonne, d'où Louis XIV et Mazarin observaient l'action. Condé put ainsi se retirer dans la ville, qui fut soumise au pillage. L'Hôtel de Ville, où se tenait une réunion des édiles, favorables au roi, fut brûlé et ses occupants massacrés par les soldats de Condé déguisés en ouvriers.
Devant la fatigue générale, Mazarin décida prudemment de se retirer à Bouillon pour calmer le jeu. Devant la formation d'un parti déterminé à ramener l'ordre à Paris, Condé quitta la France pour la Flandre et se mit au service de l'Espagne.
2 juillet 1652 : bataille de Paris. Condé combat au faubourg Saint-Antoine son rival de toujours, Turenne, revenu dans le camp du roi.
4 juillet : 200 à 300 morts à l’Hôtel de Ville.
Juillet : terreur condéenne à Paris. Les maladresses de Condé et son alliance avec les Espagnols conduiront à la défection de ses partisans et au retour de Mazarin.
14 octobre : Beaufort renonce au gouvernement de Paris. Condé et ses amis quittent Paris pour les Flandres espagnoles.
Le 21 octobre 1652, Louis XIV entra triomphalement à Paris. Il s'installa au Louvre, plus sûr que le Palais-Royal.
Un lit de justice triomphal, au Louvre, interdit aux magistrats de « prendre aucune connaissance des affaires de l'État ».
Le 19 décembre1652, Louis XIV fit arrêter l'un des principaux frondeurs et le plus compromis, Paul de Gondi, Cardinal de Retz. Il est aussitôt jeté en prison. mettant ainsi un terme à la Fronde.
Condé fut déchu de sa qualité de prince du sang et condamné à mort.
Conti dut épouser une nièce de Mazarin pour éviter la disgrâce.
La Grande Mademoiselle se cloîtra à Saint-Fargeau, où elle resta jusqu'en 1657.
Le 3 février 1653, Mazarin rentre à Paris. Il est applaudi.
En juillet 1653, Bordeaux, dernière ville frondeuse, tombe.
Le 7 juin 1654, Louis XIV est sacré Roi à Reims.
En souvenir de ses frayeurs, Louis XIV gardera une rancune tenace envers les Parisiens. Il choisira plus tard de quitter le Louvre, résidence de la cour depuis quatre siècles, et de bâtir un nouveau palais à Versailles.
La monarchie française sortira renforcée des épreuves de la Fronde tandis qu'à la même époque, l'Angleterre fera l'expérience de la République après avoir exécuté son roi Charles 1er.

LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA FRONDE

Du côté du roi
la régente Anne d'Autriche
le cardinal Jules Mazarin

Frondeurs
Mgr de Gondi, futur cardinal de Retz
prince de Conti
Mademoiselle de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle »
le duc et la duchesse de Longueville

Revirements
le vicomte de Turenne, qui y fait sa gloire
Condé (Le Grand Condé)
Ces deux généraux luttèrent alternativement à la tête des troupes royales, puis des Frondeurs

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LES MAZARINADES

On regroupe sous le terme de mazarinades les quelque cinq mille libelles et pamphlets imprimés et diffusés en France pendant la période de la Fronde. Le terme apparaît dès 1651 dans un poème satirique de Paul Scarron, intitulé Mazarinade. Stricto sensu, une mazarinade désigne un pamphlet contre Mazarin. Mais, derrière ce terme générique, se cache, en fait, une grande diversité. Diversité des intentions : une petite partie des mazarinades, environ 10 %, défend la politique du cardinal.
Diversité des destinataires : elles ne s'adressent pas uniquement à Mazarin, mais visent aussi d'autres protagonistes de la Fronde.
Diversité des genres : elles peuvent être des discours, des lettres (authentiques, fausses ou détournées), des poèmes, des dialogues, des récits, des pièces officielles, des chansons, des traités politiques…
Diversité des formes : on trouve des placards affichés sur les murs, des billets distribués dans la rue, des pamphlets de quelques pages ou plus, des copies manuscrites…
Diversité, enfin, dans leur rapport aux événements : elles les sanctionnent, les racontent ou les commentent.
Si beaucoup sont anonymes, ou écrites sous le couvert d'un pseudonyme, certaines mazarinades sont signées par de grands écrivains de l'époque, tels que Cyrano de Bergerac, Retz, La Rochefoucauld…
Leur production suit l'intensité du moment. Mais, loin d'être des productions spontanées, les mazarinades sont le plus souvent imprimées par des professionnels. Et, dans une conjoncture économique qui leur est défavorable, ces publications peu exigeantes en qualité, peu coûteuses, vite imprimées et vite écoulées ont un réel intérêt pour les imprimeurs-libraires. Neuf mazarinades sur dix ont été imprimées à Paris. Les autres lieux actifs de production sont Bordeaux, Aix en Provence et Rouen. Il y a eu aussi quelques éditions étrangères, en Hollande notamment.
Les colporteurs ont joué un rôle très important dans leur diffusion. Ils ont fait le lien entre l'imprimeur et le public. Les mazarinades ont, par leur intermédiaire, circulé dans tout le royaume de France.
Ce sont des productions éphémères. Les historiens pensent néanmoins qu'une grande part de la production a été conservée, feuilles volantes et placards mis à part. Cela s'explique sans doute par l'intérêt qu'elles ont suscité. Dès le XVIIe siècle, en effet, elles ont été rassemblées dans des recueils factices.
Ségoléne Chambon, 2004

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LES SOURCES

L’Histoire n°115 (oct. 1988)
Bibliographie
Hubert Méthivier, La Fronde, PUF, coll. « L'Historien », 1984
BARBIER (Pierre), La Fronde et les mazarinades, [Paris], Gallimard, [1956].
CARRIER (Hubert), Les mazarinades (1648-1653). Contribution à l'histoire des idées, des mentalités et de la sensibilité à l'époque de la Fronde, (thèse), Paris, [s.n.], 1986.
CARRIER (Hubert), Les mazarinades. 1. La conquête de l'opinion, Genève, Droz, 1989.
CARRIER (Hubert), Les mazarinades. 2. Les hommes du livre, Genève, Droz, 1991.
CARRIER (Hubert), Les muses guerrières : les mazarinades et la vie littéraire au milieu du XVIIe siècle, Paris, Klincksieck, 1996.
GRAND-MESNIL (Marie-Noëlle), Mazarin, la Fronde et la presse 1647-1649, Paris, A. Colin, 1967.
JOUHAUD (Christian), Mazarinades : la Fronde des mots, Paris, Aubier, 1985.
LEJOLY (Patrick), Propagande et contre-propagande à l'époque de la Fronde, (thèse), Paris, [s.n.], 1981.
MOREAU (Célestin), Bibliographie des mazarinades, Société de l'histoire de France, Paris, J. Renouard, 1850-1851.

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