CES
SALES GOSSES DE LA POÉSIE…
Ce spectacle,
à vocation humoristique et pédagogique, propose un survol
de la poésie française, la rendant familière
tout en lui conservant sa magie et sa complexité..
L’option de base étant de présenter l’Histoire
de la poésie comme celle de la jeunesse ; cette querelle
des anciens et des modernes qui continue de faire tourner le monde…
En une heure dix environ, 5 siècles de poésie se verront
survolés, représentant l’évolution de la
société française.
Le biais de la poésie n’est-elle pas d’ailleurs
une manière privilégiée d’appréhender
l’Histoire ?
Les poèmes se présentent souvent en décalage,
suscitant amusement et intérêt, Ils sont accompagnés
d’une brève évocation des œuvres « incontournables »
(exemple : « La ballades des pendus » pour
Villon.)
L’essentiel étant d’offrir au plus jeune public
l’envie de poursuivre une intimité avec cette famille
de « sales gosses » (en recherche avant tout
de vérité et d’amour), et de provoquer un travail
en classe pour approfondir ou rectifier l’image retirée.
Cette « revue » atypique s’adapte aux
publics les plus divers, adultes ou adolescents.
SYNOPSIS
L’histoire
de la poésie ne se ramène-t-elle pas comme toujours à
la querelle des jeunes crétins et des vieux imbéciles ?
Tel est du moins le point de vue des deux animateurs, un vieux cabotin
culturo-médiatique, et sa jeune partenaire branchée :
sa petite « poétasse », ainsi qu’il
la surnomme « affectueusement »…
Ensembles, ils animent ce show rassemblant les plus grands poètes
de toutes les époques ; le tout dans un style très
« poète académy »…
- Parmi ces jeunes surdoués du patrimoine mondial, lequel restera
pour la postérité d’aujourd’hui ? C’est
à vous de décider ! -
Sous nos yeux étonnés se déploie ainsi une originale,
mais authentique anthologie de la poésie.
Mais nos animateurs connaîtront bien des difficultés avec
ces « sales gosses de la poésie » plutôt
dissipés en coulisses.
D’autant que la jeune faire-valoir du présentateur (nièce
du producteur) ne pense qu’à faire la fête avec les
poètes, au grand agacement de ce dernier, constamment obligé
de la ramener sur le plateau.
Tantôt la jeune animatrice se fait l’interprète obligée
d’un « sale gosse », tantôt c’est
son partenaire qui doit remplacer un génie introuvable ;
d’autres fois enfin, le poète intervient lui-même,
mais légèrement décalé par rapport à
son image.
Sermonné au téléphone par le producteur, l’animateur
agacé finit par révéler à sa partenaire
qu’elle est ici hors-compétition, contrairement aux promesses
de « son tonton », et malgré son mini-poème
initial... Déçue, celle-ci change alors de comportement
et devient très critique envers « ce jeu débile » ;
tandis que son comparse se révèle au contraire de plus
en plus complaisant et démagogique.
Finalement, le chahut des poètes en coulisse laissera le dernier
mot à la poésie, d’hier et d’aujourd’hui.
Pendant le spectacle, nous découvrirons, entre autres :
François Villon chantre du bon goût parisien,
et des langues bien cuites…
Texte : « Il n’est bon bec que de Paris »,
« ballade des langues cuisantes… »
LA PLÉÏADE et ses grands sales gosses :
- Pierre RONSARD et sa rose...
Texte : « Quand vous serez bien vieille ».
Les sales gosses du 17e siècle:
- SAINT-AMANT, et son éloge de la paresse, suscitant
l’indignation du présentateur et l’enthousiasme de
la présentatrice…
Texte : « PARESSEUX ».
- Pierre CORNEILLE et sa « MARQUISE »,
mise en musique par BRASSENS, avec la chute impertinente d’Alphonse
ALLAIS)
- MOLIÈRE, amoureux éploré et
un peu ridicule.
Texte : « LE SATYRE CHANTE ».
Les romantiques, avec…
- Victor HUGO, premier rappeur français, nous
décrivant (avec accent) une banlieue qu’il a beaucoup fréquentée…
Texte : « CHELLES ».
“J’aime Chelles et ses cressonnières,
“Et le doux tic-tac des moulins… »
(Chansons des rues et des bois.)
- L’animateur, également chroniqueur sportif, commente
également pour nous la « bataille d’Hernani »,
tandis que les quatre mousquetaires (Dumas, Hugo, Gautier et Nerval)
la re-visionnent en coulisse avec nostalgie.
Les symbolistes, avec leur sale gosse par excellence :
- Arthur RIMBAUD.
Texte : « CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR ».
Paul CLAUDEL, avec un petit poème inattendu.
Texte :
“ Cette tâche Là-bas dans l’azur et le
rien,
“ Mer ou ciel, on ne sait pas bien,
“ Dans le soir où dans le matin,
“ Est-ce une mouette qui part ?
“ Est-ce un bateau qui revient ?
Les sales gosses du Chat Noir, HYDROPATHES, et ZUTISTES.
Alphonse ALLAIS.
Texte : « COMPLAINTE AMOUREUSE ».
Charles CROS
Texte : « LA CHANSON DES SCULPTEURS ».
“ Proclamons les princip’s de l’art
“ Que ersonne’ ne bouge !
“ La terr’ glais’, c’est comme le homard :
“ Quand c’est cuit, c’est rouge.
Paul Verlaine.
Texte : « À LA CAMPÈGNE ».
“ Ell’ met sa rob’ de la Rein’ Blanch’ ;
“ Moi, j’emport’ ma pip’ la plus blanch’,
“ J’ai pas d’ chemis’, mais j’ mets
des manch’s,
“ Car il faut bien qu’ l’éléganc’
règne
“ À la campègne.
Les DADA et les SURRÉALISTES, quelques émules et autres
PATAPHYSICIENS :
- Philippe SOUPAULT.
Texte : « AU CRÉPUSCULE ».
- Antonin ARTAUD.
Texte : « TOUTE L’ÉCRITURE… ».
- Raymond QUENEAU.
Texte : « POUR UN ART POÉTIQUE ».
- Henri MICHAUD.
Texte : « MES OCCUPATIONS ».
- Boris VIAN.
Texte : « NOCTURNE ».
Ainsi que d’autres poètes de la modernité, certains
plus méconnus comme Francis BLANCHE.
Texte : « ARLEQUIN ».
La plupart de ces poètes se verront souvent remplacés
par l’un ou l’autre des animateurs. Mais en fin de spectacle,
ces derniers nous donneront la consigne essentielle :
« Pour voir vraiment nos sales gosses en direct, lisez-les ;
bientôt, certains feront même partie de votre famille… »
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