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Triste Sire est une farce, une
fable épique et légèrement hippique, un
divertissement pour les petits et pour les grands, une histoire
dans laquelle le roi est un tyran et un très méchant
tyran, une histoire dans laquelle son premier sinistre, son homme
de basse besogne est fourbe et cupide comme il se doit, mais
une histoire dans laquelle tout sera sauvé par l'amour.
ha ! L'amour, toujours l'amour Enfin du moins y croira-t-on
un moment
Cette fable est très simple, orchestrée par notre
tyran qui a de sévères liens de parenté
avec le père Ubu : Un pays entouré par un mur,
celui du tyran, ce pays est aux mains des ânes et des cochons
mais ceux ci, pas très courageux, on s'en doute, n'ont
pas voulu se salir les sabots au moment de la construction du
mur
Alors ils ont fait venir les Pakomm'nous d'autres ânes
qui habitaient dans un pays aride
Mais aujourd'hui, il y aurait comme de la rumba dans l'air..
d'autant que notre tyran est tombé amoureux d'une belle
Pakomm'nous
Tout notre spectacle est là
Il s'agit d'un spectacle qui se situe entre la comédie
épique, le spectacle de foire, le spectacle de cirque
ou l'opérette, il pourra se jouer aussi bien dans une
salle qu'en plein air ou sous chapiteau
Patrick Wessel
Les impressions d'un spectateur
"J'ai aimé Camélia,
sa voix, sa présence, ses approches félines. Mais
je ne sais toujours pas si, comme le roi, j'ai bien fait de me
laisser séduire par son chant de sirène. Son absence,
à la fin du spectacle, me laisse un goût amer.
Ne serait-elle que rouerie, comme fut le roi et les autres ?
Est-elle l'annonce d'un nouveau "big brother" qui prendra
le pouvoir quand l'autre aura été détruit
? Je la revois préparant le filet qui prendra le dictateur
économique, tout comme José Bové préparant
la ruine de la mondialisation, sans savoir que d'autres lui mettront
un collier au cou qui la fera esclave, tout comme notre cher
José Bové qui devient, à son insu, image
publicitaire du roquefort industriel. Les baudetbaudets ne valent-ils
pas mieux que les autres ?
J'arrête là mon
verbiage, non sans vous remercier encore de l'agréable
soirée que vous nous avez offerte. Une équipe efficace,
complémentaire, un régal pour les yeux, un plaisir
pour l'esprit.
Une dernière question : n'avez-vous jamais pensé
monter Ionesco, "le roi se meurt" ? J'y ai pensé
toute la soirée. Montée dans le même esprit
que votre "Triste Sire", la pièce serait sans
doute intéressante."
Villers cotterêts,
Le 15 décembre 2001
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