.
 
.

 VOLPONE

. 

.
..   .   .   .  .   .
     

 d'après Jules Romains,
Stefan Zweig et Ben Jonson
  .   .
  .   .   .   .
 

retour au Magasin
  .   .

 mise en scène de
Marc Favier

Les Photos "Souppes et "Avon"
  .  .   .   .   .   .

Lieu du spectacle : voir Actu

Entrée
Réservations :


 La Pièce

Volpone
 .
 .
.
.

 PRESSE

           

 VOLPONE

Volpone est sans enfants, il semble presque mort,
Offre à maints héritiers son bien en espérance,
Les trompe et se rit d'eux, avec Mosca d'accord ;
Parasite qu'on flatte en toute confiance,
On croit l'avoir séduit par de secrets présents ;
Nouvelle ruse alors et nouvelle exigence ;
Et chacun avec lui perd son or et son temps.

http://www.Souppes-fontainebleau.com

VOLPONE ou le Renard, est à l'origine une comédie en 5 actes et en vers de Ben Jonson (1606). Sur le conseil de son parasite, un vieillard feint de mourir pour se faire couvrir de cadeaux par de faux amis intéressés. Jules Romains et Stefan Zweig ont donné au théâtre, sous le titre de Volpone (1928), une libre adaptation de cette uvre. VOLPONE a été représenté pour la première fois à Paris le 23 novembre 1928, sur la scène de l'Atelier dans une mise en scène de Charles Dullin ; et fut portée à l'écran par Maurice Tourneur (1941), avec Charles Dullin, Harry Baur et Louis Jouvet.

Zweig et Romains se sont rencontrés en 1909 et Zweig a déjà publié un article sur La Vie unanime.
" Il y a des sentiments et des idées dans votre uvre, dont je ne savais pas qu'ils étaient aussi en moi, mais je sentais, comme je lisais vos pages, qu'ils ouvraient les yeux dans leurs sommeils comme des enfants qui entendent leur nom à travers la nuit. Je sens que je me suis enrichi par votre livre, et tout mon effort moral est de conserver ma gratitude intacte toute ma vie. "

Après avoir créé en Seine-et-Marne deux classiques du répertoire français " Dom Juan " de Molière et " Iphigénie " de Racine, Le Favier Théâtre propose un texte européen du XXe siècle.

C'est donc un texte qui connut de nombreuses transformations qui nous parvient. Nous nous inspirerons de cette tradition. Nous avions jusqu'à maintenant respecté les textes au mot près pour les confronter à la modernité. Et les confronter à l'actualité avec une " Iphigénie " en prise avec la guerre du Kosovo. Ici le texte importe moins que les situations, les personnages, les idées que soutiennent les auteurs. Dans les cadres très stricts qu'ils nous offrent, nous jouerons souvent sur des improvisations " très travaillées ".

Inspirés du " bazar élisabéthain ", des lazzi de la Commedia dell'Arte, de Tex Avery, nous allons vous surprendre. Et nous-mêmes les premiers. Nos acteurs changeront de costumes, de style, d'époque, sans ordre établi. Créant des rapports nouveaux et insolites avec leurs partenaires.

Car Volpone est une farce. Une farce sur le pouvoir de l'argent où, pour l'approcher, les hommes sont prêts à tout donner : leur or, leur honneur, leur femme.

Sous les ors de la Sérénissime République de Venise, les masques de la Commedia dell'arte vont s'affronter. C'est Volpone, le renard, Pantalon lubrique et cupide qui n'en finit pas de tromper son monde jusqu'à la pirouette finale. C'est Mosca, la mouche, Arlequin parasite qui survole ce cloaque où s'entre-dévorent les oiseaux de proie : Corbaccio, le corbeau, Corvino, la corneille, et Voltore, le vautour.

Écrite à la fin des années 20 par deux pacifistes et humanistes qui fuiront le nazisme, " Volpone " est une parabole pessimiste sur le thème " les loups se dévorent entre eux " ; seul survit celui qui aime la vie et ses plaisirs.

J'aime Mosca qui, à la question de son maître :
- Pourquoi ne salues-tu pas mon or ?
Répond: - Parce qu'il est en prison dans votre bahut.

Marc FAVIER

haut de page

.

LA PIECE


Après " Dom Juan " et " Iphigénie " présentées les années précédentes sur la place de l'église de Souppes-sur-Loing avec une grande participation des associations et d'enfants de la ville et des environs, pour l'an 2000, le Favier Théâtre renouvelle sa formule.
D'abord une distribution réduite. Nous serons une douzaine sur le plateau: comédiens, musiciens, chanteurs. Seront mêlés des acteurs professionnels, des amateurs confirmés ainsi que des membres de l'Atelier-Théâtre de Souppes qui fonctionne maintenant depuis plus d'un an.
Le spectacle se déroulera dans le parc de la Mairie. Ce nouveau lieu symbolique de la vie communale permettra une nouvelle proximité avec le public et permet de nouvelles approches scénographiques.
Le sujet, enfin. Après deux grands classiques du répertoire français du XVIIe siècle, nous avons choisi un chef d'uvre du XXe siècle: " Volpone ".
Immortalisé par le film avec Louis Jouvet, Charles Dullin et Harry Baur, ce fût d'abord un succès théâtral dans sa version française de Jules Romains, inspiré par le texte de l'Autrichien Stefan Zweig, qui s'est inspiré lui-même - très librement - de la pièce de l'anglais Ben Jonson datant du XVIIe siècle.
C'est donc un texte européen qui connut de nombreuses transformations qui nous parvient. Nous nous inspirerons de cette tradition. Nous avions jusqu'à maintenant respecté les textes au mot près pour les confronter à la modernité. Et à même l'actualité avec une " Iphigénie " en prise avec la guerre du Kosovo. Ici le texte importe moins que les situations, les personnages, les idées que soutiennent les auteurs. Dans les cadres très stricts qu'ils nous offrent, nous jouerons souvent sur des improvisations " très travaillées ".
Car si nous avons une continuité cette année, c'est notre volonté de surprendre. Si nous avons une démarche artistique prioritaire c'est l'innovation, c'est-à-dire rendre neuf un texte que certains croient déjà connaître. Quelle création artistique peut ignorer la prise de risque?
L'an dernier, les costumes militaires d' " Iphigénie " ont surpris, voire choqués. En qualité de partenaire actif de la Célébration Racine j'ai vu de nombreuses mises en scène: jupettes dérisoires, costumes stylisés sans saveur, bures jansénistes attristantes. On connaît le drame. Au bout de dix minutes tout était dit. Le reste n'est que variation.
Alors, inspirés du bazar élisabéthain, des lazzi de la Commedia dell'Arte, de Tex Avery, nous allons vous surprendre.
Et nous-mêmes les premiers. Nos acteurs changeront de costumes, de style, d'époque, sans ordre établi. Créant des rapports nouveaux et insolites avec leurs partenaires.

Mais au fait, de quoi parle la pièce?
C'est une farce sur le pouvoir de l'argent où, pour l'approcher, les hommes sont prêts à tout donner: leur or, leur honneur, leur femme.
Sous les ors de la Sérénissime République de Venise, les masques de la Commedia dell'arte vont s'affronter. C'est Volpone, le renard, Pantalon lubrique et cupide qui n'en finit pas de tromper son monde jusqu'à la pirouette finale.
C'est Mosca, la mouche, Arlequin parasite qui survole ce cloaque où s'entre-dévorent les oiseaux de proie: Corbaccio, le corbeau, Corvino, la corneille, et Voltore, le vautour.
Écrite à la fin des années 20 par deux pacifistes et humanistes qui fuiront le nazisme, " Volpone " est une parabole pessimiste sur le thème " les loups se dévorent entre eux "; seul survit celui qui aime la vie et ses plaisirs.
En ce début de siècle où les " gros " s'entre-dévorent, où les milliards valsent au-dessus des " plans sociaux ", où privatisation est synonyme de chômage en masse, j'aime Mosca qui, à la question de son maître:
- Pourquoi ne salues-tu pas mon or?
répond:
- Parce qu'il est en prison dans votre bahut.

haut de page

.

 NOUS ECRIRE
.

LE MAGASIN
.

ACTU

.

TOUT CE QUE...
 

L'ACCUEIL

LIENS
. . . . . . . . .  

haut de la page